Point de vue Vince
Ma joue est collée contre le cuir râpé du canapé, il pu la bière, il pue le tabac, il pue le sexe et la drogue. J'ai l'impression que tout ce qui est dans cette pièce pue atrocement, je crois que je fais partie de cette pièce aussi. J'ouvre les yeux, face à moi le couloir, le bordel dans le couloir, il y en a partout et je me rends comte que c'est dégeulasse tout ça. D'un coup je hais ce couloir insignifiant plein de choses futiles et inutiles, plein de trucs crades. Je ne vois plus le tapis, où est le tapis ? celui que j'avais acheté pour Bee, pour son couloir, où est-il ? ce rouge et ce bleu ? ce tapis bon marché ? sous les débris de soirées.
Mon champ de vision rase le sol que je ne regarde jamais assez pour m'apercevoir de tous ces détails, avais-je remarqué en m'installant ici il y a 1an que la porte était ornée d'une chatière ? une pauvre chatière inutile.
Je suis pris de pitié.
Les jambes de Bee passent, sa peau dégage l'odeur de son nouveau bain douche.
«
Salut bee »
Les mots sortent de ma bouche comme d'une caverne, ils résonnent de loin.
J'ai mal à la tête.
Ses jambes repassent en sens inverse, couvertes d'un collant cette fois-ci, ne lui ais-je pas déjà dis qu'il faisait pute ? ce jour-là, elle a sûrement dit que je n'avais aucun goût vestimentaire et que j'aille me faire foutre.
Elle n'a que faire de mes recommandations et je la comprend.
«
Salut, tu as bien dormis ? »
Ironie mesquine.
«
Tu as un lit tu sais. lance t-elle comme a son habitude, lui a-t-on appris à être sympathique ?
-
J'étais bourré ...
Comme si cela suffisait à m'excuser.
-
hum...J'ai fais du café." Elle sait que je n'aime pas le café.
J'adore les attentions de Bee...
Elle quitte la pièce, reviens, elle a mit ses chaussures. Les talons claquent le sol, martyr de bon matin,
ça fait toujours plaisir.«
Tu sais, on n'a pas de chat. »
Elle hausse les épaules, prend son sac et ses jambes entreprennent de traverser le couloir parsemé de cartons ingrats.
«
À tout à l'heure »
La porte s'ouvre, la porte se referme, la chatière valdringue.
Silence
Je me lève, debout l'appartement à l'air beaucoup moins en bazar, t'en mieux je n'avais pas l'intention de ranger. Il n'y a plus qu'à espérer que Bee ne colle pas sa joue sur le canapé et regarde le couloir de l'entrée.
Je m'allume une cigarette. Regarde un moment la fumée s'échapper de ma bouche. Je l' éteins. Je ne finis
jamais mes cigarettes.
Je n'aime pas voir les choses finir de se consumer.
Je quitte l'appartement en ayant bien pris soin de laisser un mot a Bee pour qu'elle ne s'inquiète pas quand elle rentrera.
Je suis trop gentils.
« Je vais chercher un chat, a tout à l'heure.
P.S : peux-tu faire des pâtes comme j'aime ? »
Je sors, pas un bruit dans l'immeuble, le carrelage fait résonner le silence assourdissant, je prend peur, pourquoi c'est comme ça ? mes pas dans l'escalier se pressent, je tape du pied pour faire fuir le silence vicieux qui s'insinue dans mon corps comme de l'encre. Je ne le laisserais pas entrer, pas lui, le silence ne pénètrera pas mon corps. Je suis vivant. Il ne m'aura pas. Je cours dans le hall d'entrée, je ne veux pas m'attarder avec la boîte aux lettres qui de toute façon sera vide comme toujours. Encore plus vide que d'habitude. Je me ru dehors, dans le bourdonnement de la ville. Je me glisse parmi les hommes. Je m'oublie, c'est si agréable. De sentir le son de la vie caresser sa peau.
Je pourrais bien m'arrêter là, dans la rue bondée.
Juste pour écouter.
Je erre un moment, je dis bonjour, je souris, je regarde, je pense. Une vielle dame passe, les vieilles dames ont toujours des chats, c'est bien connu.
«
Bonjour madame » Elle s'arrête, me regarde de travers, j'ai envie de lui prendre la tête et de la remettre droite mais je n'en fais rien parce que c'est une vieille dame.
«
Qu'est-ce que tu veux gamin ?-
vous n'auriez pas de chats, je cherche un chat pour ma chatière. »
Elle me regarde un moment, un rictus aux lèvres.
«
non » Elle s'en va, se perd dans un magasin de couture.
Je m'arrête dans un café, commande une grenadine, j'ai envie de grenadine, comme quand j'étais petit... comme avant, comme avant le début de la fin.
De ma fin
.
Le serveur à l'air gentils, «
vous ne savez où trouver un chat ? » il pose la grenadine sur le rond de carton, pose la cuillère en argent dans la grenadine, souris. Ses cheveux reflèttent le soleil. Il me donne un nom de rue, il paraît qu'une de ses copine a eu une portée il n'y a pas longtemps. J'ai de la chance. Je bois ma grenadine, ne la finis pas, paie, laisse un pourboire, je n'ai plus d'argent, t'en pis.
Je marche un moment en cherchant la rue.
Je ne me rappelle plus de son nom.
Je tourne a la première rue à droite.
On vera bien.
La rue ne ressemble pas tout à fait à ce que je veux, elle est étroite, les aérations doivent surement appartenir a des restaurants qu'il y a de l'autre coté, elle est sombre et des vieux escaliers de secours en fer grimpent sur les murs comme des lières. C'est comme dans un film.
Je m'apprette à sortir de la rue quand j'aperçois quelque chose, ou quelqu'un, allongé par terre. Je serais surement parti si ce n'étais qu'un clochard bourré qui dort sur le goudron sale, contre les briques des immeubles, mais la blondeur des cheveux de cette personne m'attire, de longs cheveux blond. Je m'approche, une jeune fille les yeux clos sous une veste en jean, une bouteille de vodka à la main.
Elle est belle, j'ai soudain de la pitié. J'ai envie de la prendre dans mes bras et de la protéger, qui que se soit.
Je prend la bouteille, son nom est écrit en bleu, un bleu froid, glacial, violent, c'est jolie. J'en bois une gorgée et j'enlève ma veste pour la poser par-dessus celle en jean qui ne doit pas tenir chaud. Je m'assois en tailleur à côté d'elle. J'attendrais qu'elle se réveille.
Dans le fond de ma poche il y a cette petite boîte en métal, je la prend, l'ouvre, fronce les sourcils, je ne devrait pas. T'en pis. Je roule adroitement ce que personne ne devrait fumer,
pas même moi.
La fumée fait froncer son nez, elle secoue la tête, je la regarde ouvrir les yeux, il sont bleus, comme la bouteille.
Elle à les yeux bleu vodka.
Je souris à cette idée. Elle s'assoit en se massant la tête, comme moi ce matin. Son visage est sale, le contour de ses yeux est rouge et fatigué, sur ses joues il y a des traces de larmes séchées par la nuit. Ses cheveux sont emmélés. Elle doit avoir 15 ou 16 ans peut-etre. Je m'aperçois qu'elle me fixe, ses yeux sont suspicieux mais aucune peur ne se reflette, on dirait qu'elle s'en fou, que je pourrais la violer puis la tuer elle s'en foutrais totalement, ses yeux sont tristes et neutres.
J'ai soudain envie d'être son ami, et de la rendre heureuse.
«
éteins ton joint. »
Sa voix a résonné dans la rue, elle a dit cela si sechement, d'un trait, presque méchamment, je ne lui en veux pas. Elle a raison après tout. Je l'éteins et le jette loin. Les coins de ses levres s'étirent , si legerement que si je ne la regardai pas aussi profondement je le l'aurais pas vus.
«
merci »
Je lui souris, tout ce qu'elle voudra. Je reflechis, je l'emmene avec moi. Je veux rendre ses yeux joyeux. Retirer le silence qui est entré en elle.
«
viens avec moi, tu vas m'aider a trouver un chat »
Elle me fixe puis se lève en hochant les épaules. Je jubile interieurement. Elle a l'air si
perdue.
«
pourquoi tu veux un chat ? » dit-elle alors que nous sortons de la rue.
«
pour la chatière »
elle hoche la tête, je la regarde, elle ne me prend pas pour un fou comme tout le monde, j'ai envie de rire, elle s'en fout de mes réponses nulles et pas très approfondies.
«
tu sais où en trouver un de chat ? » demande t'elle, elle à l'air aussi interessé que moi.
«
non »
elle me regarde un brin d'amusement dans les yeux, elle se moque de moi ?
temps de pose
« d
ans les grandes surface il y a des petites annonces »
je la regarde stupefait, pourquoi n'y avais-je pas pensé ?
Nous nous dirigeons vers les grandes surfaces.
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Voila deuxieme chapitre, qui j'avoue est un peu cafouillard et pas très pationnant...mais l'inspiration ni etais pas autant que pour le premier et j'ai peur que les chapitres soi de moin en moin bien...
enfin bon, dites moi vos impressions
je vous en pris, ne laissez pas le lèche cul entrez en vous, soyez franc je ne me vexe pas ;)
amicalement, sally